Les coquelicots, chaque année j'en retombe amoureuse.
C'est ma fleur préférée, y a rien à faire. On ne peut pas le cueillir. On ne peut pas lui mettre le cul dans l'eau pendant deux / trois jours, il ne supporte absolument pas la captivité. Mon amour redouble.
Le coquelicot, tu l'aimes de loin, tu le laisses vivre sa vie, tu te brûles les rétines de son rouge inimitable.
Il est tout seul, il est en bandes, il pousse n'importe où, dans les friches et les jachères. C'est un punk, un enfant, une fêlure.
Y a un poème de René-Guy Cadou (j'ai aussi une passion pour Cadou) qui tabasse, je vais retrouver ça.
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